É-mobois – Vers une standardisation des échanges informatisés ?

É-mobois – Vers une standardisation des échanges informatisés ?

Le projet é-mobois lancé début 2011 ambitionne de développer la standardisation des données et des échanges de données pour l’amont de la filière. Ce programme est porté par l’ONF, l’UCFF et France Bois Régions et mis en œuvre par le FCBA avec le soutien financier de l’Etat et de FBF.

Les entreprises développent de plus en plus des systèmes informatiques pour le suivi de leurs chaines logistiques de mobilisation et d’approvisionnement. Cependant, ces nouveaux outils sont mis en place de façon totalement indépendante et ne tiennent pas encore compte d’un transfert d’information entre entreprises. Le bénéfice d’une saisie informatique d’une donnée est donc souvent perdu dans la relation client/fournisseur, sauf à développer, au cas par cas, des interfaces d’échange.

É-mobois vise donc à développer un langage commun (ou un outil de traduction des différents codes mis en place par les entreprises) ainsi que des outils communs (e-documents). Ce travail permettrait par ailleurs de répondre aux besoins de traçabilité des produits comme souhaité par des gros faiseurs.

Sur la base d’un état des lieux des outils informatiques existant et d’enquêtes auprès de professionnels, la première phase du projet, présenté le 25 octobre, a abouti à :

  • L’identification de fonctionnalités souhaitées pour l’utilisation d’outils informatiques communs. Ces fonctionnalités se regroupent en 5 grandes catégories : gestion forestière, commercialisation/achat, exploitation forestière, logistique et approvisionnement. Parmi celles présentant un intérêt majeur : la création de E-documents standardisés (ex : bon de réception usine des bois) ou les services de cartographie.
  • la création des référentiels avec, entre autre, une liste harmonisée de références et une bibliothèque de E-Documents.

Concernant la mise en œuvre effective de ces outils, les participants ont envisagé différents cas de figure d’entreprise :

  • pour celles ayant un système d’information, il s’agirait alors d’une simple mise à disposition des référentiels. Les entreprises restent alors totalement autonomes quant à leur intégration dans leur fonctionnement courant et la transmission de leur E-document directement à leurs interlocuteurs
  • pour les entreprises ayant un système informatique mais ne souhaitant pas intégrer ces référentiels, une plateforme web partagée leur permettrait de « traduire » leurs informations avant de les transmettre.
  • en dernier lieu, les entreprises n’ayant aucun système informatique pourraient avoir accès à un service complet de suivi, d’édition et d’émission de documents sur un portail internet.

Les deux dernières options ambitionnent de proposer un service au plus grand nombre d’entreprises. Toutefois, la saisie ou le transfert via le web d’informations commerciales sensibles et confidentielles risquent fort de ne pas être accueillis favorablement. Les entreprises devraient être en capacité de maîtriser totalement la circulation de leurs informations.

Avant d’envisager le déploiement complet du système, le FCBA travaillera sur la création d’un pilote. Celui-ci se limitera à un nombre restreint de fonctions. Il intégrera 15 entreprises du bois ou du transport et des sociétés de services en ingénierie informatique. Il devra faire les preuves de la fiabilité du système mais également des bénéfices ainsi offerts aux entreprises, quelques soit leur taille ou leur sensibilité à l’outil informatique.

Par ailleurs, concernant la cartographie de la desserte forestière, l’IGN s’est saisi de ce sujet pour proposer une couche spécifique.